| |  |  | | En Midi-Pyrénées, pour la période 2000-2006, sept Contrats de Ville ont été conclus avec les villes ou agglomérations de Toulouse, Tarbes, Albi-StJuéry, Castres-Mazamet-Aussillon-Labruguière, Carmaux – Blaye-les-Mines – St-Benoit-les-Carmaux, Graulhet et Montauban, sur la base des projets proposés par les groupes de travail locaux. L’ensemble des territoires signataires de ces Contrats de Ville de deuxième génération (XII ème Plan) ne sont pas néophytes en la matière, et ont profité très tôt de la présence forte et permanente de la Région dans les actions initiées contractuellement. Toulouse fut la première commune à adhérer aux dispositifs nationaux de la politique des quartiers, avec, dès 1977, la mise en œuvre de l’opération Habitat et Vie Sociale dans certains de ses quartiers d’habitat social (Bagatelle dans un premier temps,Tabar, Madrid et les Izards par la suite).  Avec la mise en place, à partir du début des années 1980 du dispositif "Développement Social des Quartiers" (progressivement rebaptisé "Développement Social Urbain") la politique des quartiers se poursuit jusqu’en 1993, intensifiant les actions publiques et élargissant progressivement leur géographie d’intervention. Toulouse adopte cette politique "plus globale" en ajoutant aux quartiers préalablement cités, ceux d’Empalot, de Reynerie, puis de Bordelongue et de Bellefontaine. Mais la grande nouveauté ne réside pas là. Elle est davantage dans la prise en compte des quartiers de villes petites et moyennes, comme Cahors (Les Badernes, Croix de Fer, Ste Valérie, Terre Rouge), Lavelanet, Auch (Le Grand Garros, La Hourre) ou encore Graulhet (Panessac, Crins, Engach, Moulin Neuf), Castres (Laden, Petit Train), Mazamet (La Falgalarié). En parallèle aux mesures contractuelles, marquées du sceau "politique de la Ville", certaines communes développent ou complètent (selon qu’elles bénéficient déjà de procédures) leur politique en faveur des territoires en crise par la mise en œuvre de dispositifs de prévention et d’actions dans des domaines bien précis. C’est ainsi que l’on voit apparaître des Conseils Communaux de Prévention de la Délinquance, des Zones d’Éducation Prioritaire, des Programmes Locaux de l’Habitat, ou encore un peu plus tard des Plans Locaux pour l’Insertion et l’Emploi, des Contrats Locaux de Sécurité, des Contrats Educatifs Locaux, …. | A partir de 1994, une nouvelle procédure nationale est adoptée pour la période du XI ème Plan (1994 – 1999) : aux DSQ-DSU succèdent la première génération de Contrats de Ville. Six sites actuellement en Contrat de Ville faisaient déjà partie de cette première série de contractualisation ; il s’agit de l’Agglomération Toulousaine (21 communes), Tarbes et villes associées, Albi et Saint-Juéry, district du Carmausin, Castres, Mazamet-Aussillon-Labruguière |  A partir de 1996, de nouvelles procédures, qui ne relèvent pas systématiquement d’une contractualisation, sont largement utilisées pour soutenir des quartiers qui ne coïncident pas forcément avec les territoires en Contrat de Ville (c’est notamment le cas de Graulhet et Montauban qui à cette époque ne sont pas l'objet d'un Contrat de Ville). C’est ainsi que plusieurs communes obtiennent pour certains de leurs quartiers le label "Zone Franche Urbaine", "Zone de Redynamisation Urbaine" ou encore "Zone Urbaine Sensible"; ces différentes "appellations" correspondant à une hiérarchie de défiscalisation territoriale, élaborée dans le cadre du Pacte de Relance pour la Ville (novembre 1996).
| Une nouvelle génération de Contrats de Ville, initiée dans le cadre du XII ème Plan (2000-2006), est lancée en 2000. Ces nouveaux contrats contribuent d’une part au rapprochement des territoires castrais et mazamétain (et ce dans le souci d’avoir une approche intercommunale) et, d’autre part, élargissent la géographie d’intervention en y intégrant les sites mono-communaux de Graulhet et de Montauban - ces derniers sites, sans être en "phase de prorogation contractuelle" possédaient déjà une amorce de culture "politique de la ville" dans le cadre de l’application de certains dispositifs évoqués plus haut (CCPD, CLS, CEL …). | | Enfin avec le programme de "Renouvellement urbain", l’État, le Conseil Régional et la CDC (en concertation avec les collectivités locales et EPCI concernés) ont inscrit deux sites Midi-Pyrénéens parmi les territoires prioritaires (conventions territoriales des Contrats de Ville) en terme de requalification urbaine : il s’agit du Grand Projet de Ville de Toulouse (Grand Mirail, Empalot) et d’une Opération de Renouvellement Urbain à Tarbes. | Bibliographie • "Les politiques de la ville depuis 1977 : chronologie des dispositifs" - Centre de ressources de la DIV – 26 p. (i.ville.gouv.fr) • "La Politique de la Ville : un regard sur ses origines, son évolution, ses enjeux actuels" - Patrick-Yves MATHIEU pour le pôle de ressources du Val d’Oise "Ville et Développement Social" - 2000 – 26 p. • "2000-2006 : Une nouvelle ambition pour la Politique de la Ville / Tome 1 : Histoire et Organisation" - DIV, coll. Repères – 13 p. • "Guide de la Politique de la Ville et du développement local" - Antoine ANDERSON, Hervé VIEILLARD-BARON – dernière mise à jour : mars 2003 | | |