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Le visage de la misère a changé

Depuis les années 1970, la tendance a été à la baisse, puis à la stabilisation du taux de pauvreté. La part de la population vivant sous le seuil conventionnel de pauvreté tourne, depuis plus d’un quart de siècle, autour de 14 %. Cette stabilité s’explique, entre autres, par la croissance des dépenses sociales, qu’il s’agisse des retraites ou des aides sociales comme le RMI ou le RSA : cet amortisseur de crise, qui représentait 25 % du PIB en 1980, a atteint 33 % du PIB, situant la France au premier rang mondial. La stabilité de la pauvreté masque cependant de profondes évolutions : plus qu’elle ne varie statistiquement, la pauvreté se transforme démographiquement.

Source : La vie des idées